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Lire et écrire pour évoluer : les habitudes les plus rentables

Carnet ouvert avec un stylo et un livre ouvert posé à côté, dans une lumière chaude, illustration de l'écriture quotidienne et de la lecture comme habitudes de développement personnel

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL, SANTÉ AU TRAVAIL

À l’ère des notifications permanentes, des contenus de 15 secondes et des résumés générés par intelligence artificielle, deux habitudes paraissent presque démodées : lire et écrire. Pourtant, ce sont précisément les habitudes les plus prédictives du développement personnel et professionnel durable, et la recherche scientifique en témoigne depuis quarante ans.

Cet article s’adresse à toute personne qui sent qu’elle a besoin de structurer sa pensée, de faire émerger ses idées, et de progresser dans un domaine sans pouvoir y consacrer ses journées entières. Il propose deux disciplines simples, validées scientifiquement, et accessibles à tous, qui transforment durablement la trajectoire de celles et ceux qui s’y engagent.

Pourquoi écrire est devenu une compétence rare et précieuse

Ce que dit la recherche

James Pennebaker, professeur de psychologie à l’Université du Texas à Austin, a découvert en 1986 un effet qui devait reconfigurer la psychologie de la santé : écrire régulièrement sur ses pensées et ses émotions produit des effets mesurables sur la santé physique et mentale. Depuis cette première étude, plus de 6 méta-analyses indépendantes (Smyth, 1998 ; Frattaroli, 2006 ; Travagin et al., 2015, et d’autres) ont confirmé l’efficacité de ce qu’on appelle désormais l’écriture expressive : baisse des indicateurs de stress, amélioration du sommeil, meilleure performance académique et professionnelle, renforcement du système immunitaire.

Ce qui se passe sur le plan cognitif est désormais bien compris. Les analyses linguistiques conduites par Pennebaker (à l’aide du logiciel LIWC qu’il a développé) montrent que l’écriture régulière augmente l’usage des termes causaux (« parce que », « donc », « par conséquent ») et des termes d’insight (« je comprends », « je réalise », « je vois maintenant »). Autrement dit, écrire ne consiste pas à exprimer une pensée déjà formée. Écrire produit la pensée. C’est en écrivant que l’on découvre ce que l’on pense vraiment.

Ce que cela change concrètement

L’erreur la plus courante est de croire qu’on écrit quand on a quelque chose à dire. La recherche montre le contraire : on découvre ce que l’on a à dire en écrivant. Le geste lui-même fait émerger des idées que la réflexion mentale, à elle seule, ne ferait jamais sortir. C’est pour cette raison que les personnes qui tiennent un journal régulier, même imparfait, finissent par développer une clarté mentale supérieure à celles qui se contentent de penser.

Une autre observation importante : notre mémoire de travail ne retient pas les idées non sollicitées. Une idée qui traverse l’esprit dans le métro, sous la douche ou en réunion, et qui n’est pas captée dans la minute qui suit, a 70 à 80 % de chances de disparaître dans les heures qui viennent. Pas parce qu’elle était mauvaise, parce que notre cerveau n’est pas conçu pour la garder.

Une méthode simple : les trois carnets

Au fil de quinze ans d’accompagnement, j’ai progressivement constitué une méthode personnelle d’écriture quotidienne que je propose à beaucoup de mes clients en cabinet. Elle tient en trois carnets, chacun avec une fonction distincte. Pas un carnet unique qui mélangerait tout : trois carnets, parce que la séparation des usages renforce l’efficacité de chacun.

Carnet 1. Le journal de projets

C’est l’équivalent d’un journal intime professionnel. Vous y écrivez sur vos projets en cours, ce que vous avez avancé, ce qui vous résiste, ce que vous comprenez en chemin. Ce carnet n’a pas vocation à être relu fréquemment ; sa fonction est de produire la pensée par le geste même de l’écriture. Vingt minutes par jour suffisent. Si vous ne savez pas par où commencer, commencez par décrire ce que vous avez fait la veille.

Carnet 2. Le carnet de lectures

Vous y notez les références qui comptent, les citations qui vous touchent, les concepts que vous découvrez en lisant ou en formation. Quand vous devrez plus tard expliquer d’où viennent vos arguments ou comment vous êtes parvenu à une conviction, ce carnet est un outil précieux. Pour qui anime des formations, donne des conférences ou écrit régulièrement, c’est l’un des actifs les plus rentables qu’on puisse constituer dans une vie professionnelle.

Carnet 3. Le carnet d’idées

Petit format, accessible partout, à portée de main en moins de dix secondes. Vous y notez en temps réel toute idée qui surgit, même fugace, même apparemment absurde. Les idées sont comme un muscle qui s’entraîne par l’usage. Plus vous notez, plus vous en avez. Au bout de quelques mois, vous découvrirez que certaines idées notées il y a longtemps deviennent subitement pertinentes quand votre contexte change. Sans le carnet, elles auraient disparu.

La règle commune aux trois carnets : peu importe l’outil (papier ou numérique), ce qui compte est la régularité du geste et la séparation des usages. Une idée notée vaut mille idées rêvées.

Pourquoi la lecture profonde devient une compétence d’élite

Ce que dit la recherche

Maryanne Wolf, neuroscientifique cognitive à l’Université Tufts et directrice du Center for Reading and Language, a consacré sa carrière à comprendre comment le cerveau apprend à lire. Dans son ouvrage Reader, Come Home: The Reading Brain in a Digital World (HarperCollins, 2018), elle synthétise plusieurs décennies de recherche pour formuler un constat aussi important qu’inquiétant : l’exposition massive aux écrans est en train de modifier la manière dont nos cerveaux lisent, et avec elle, nos capacités d’analyse critique, d’empathie et de réflexion.

Wolf distingue deux modes de lecture. La lecture rapide et superficielle, typique de la navigation numérique, fonctionne par balayage, capture d’informations isolées et bascules constantes entre sources. Elle est utile pour traiter de grands volumes d’information rapidement. Elle est aussi en train de devenir la norme. La lecture profonde (deep reading), elle, mobilise un circuit cérébral plus lent, où le lecteur connecte ce qu’il lit à ses connaissances antérieures, anticipe la suite, raisonne par analogie, imagine, prend la perspective de l’auteur. C’est dans cette lecture-là que se développent les compétences les plus précieuses du XXIᵉ siècle : la pensée critique, l’empathie, la capacité de raisonnement complexe.

Ce que cela change concrètement

Lire vingt articles de presse en quinze minutes ne produit pas les mêmes effets cognitifs que lire un chapitre de livre avec attention pendant une heure. Les deux activités sont utiles, mais elles ne nourrissent pas les mêmes facultés. Or, dans une époque où la lecture rapide envahit tout l’espace, la lecture profonde devient progressivement une compétence d’élite. Celles et ceux qui la pratiquent prennent un avantage cumulé que les autres ne rattrapent jamais.

Conséquence pratique pour qui veut évoluer professionnellement : la lecture profonde régulière est désormais l’un des meilleurs investissements possibles. Vingt à trente minutes par jour, sur un ouvrage choisi, avec prise de notes, produisent au bout d’un an un effet d’apprentissage que les formations courtes peinent à égaler.

Comment choisir ce que vous lisez

Beaucoup de personnes lisent sans méthode. Elles consomment ce qui passe sur leurs flux, alternent entre dix livres entamés, abandonnent souvent au tiers, puis se reprochent de ne pas lire assez. C’est précisément l’inverse de ce que demande la lecture profonde. Quelques règles simples permettent de transformer cette activité dispersée en discipline structurante.

Choisir en fonction de vos questions du moment

Plutôt que de chercher des livres « importants » au sens général, identifiez précisément les questions que vous vous posez actuellement dans votre vie professionnelle. Manager une équipe difficile ? Lancer une activité ? Comprendre la transition écologique ? Pour chaque question, identifiez deux ou trois ouvrages de référence, validés par des recommandations sérieuses. Lisez ces ouvrages avant tout autre.

Tester avant de s’engager

Lire dix pages d’introduction et la table des matières avant de décider de poursuivre un livre épargne beaucoup d’heures perdues. Tous les livres ne se valent pas, et certains, malgré leur réputation, ne correspondent pas à votre niveau actuel ou à vos besoins. Le droit d’abandonner un livre est l’un des plus précieux que vous puissiez vous accorder.

Lire un livre à la fois, ou en parallèle, selon votre tempérament

Les deux fonctionnent. Certains lecteurs préfèrent l’immersion totale dans un seul ouvrage à la fois, d’autres alternent entre plusieurs livres selon l’énergie disponible. Trouvez votre rythme, ne l’imposez à personne, ne vous l’imposez pas non plus par culpabilité.

Se méfier des résumés

Les applications de résumés de livres ne remplacent pas la lecture. Elles présentent des concepts en condensé, sans le travail mental qui les rend opérationnels. Lire un résumé donne l’illusion d’avoir compris ; seul l’effort de lecture produit une compréhension qui transforme la pratique. Si vous n’avez le temps que pour des résumés, autant lire moins, mais lire vraiment.

Lire et écrire en boucle : le couple gagnant

L’erreur fréquente est de séparer ces deux pratiques. Lire et écrire ne devraient pas être deux activités distinctes mais deux faces d’un même geste intellectuel. La lecture nourrit l’écriture, l’écriture clarifie la lecture. Les notes prises pendant la lecture, transformées en réflexions personnelles ensuite, font la différence entre une lecture qui s’évapore et une lecture qui transforme.

La discipline minimale qui en émerge tient en trois temps. D’abord, vous lisez un passage qui vous parle. Ensuite, vous notez la référence et une formulation personnelle de ce que vous en retenez (pas un copier-coller). Enfin, périodiquement, vous reprenez vos notes anciennes et vous écrivez sur ce qu’elles deviennent dans votre pratique réelle. Ce cycle, répété pendant un an, transforme un lecteur en penseur. Et la pensée transforme l’action.

Quand un cadre d’accompagnement devient décisif

Installer durablement ces deux disciplines paraît simple. Elles le sont, intellectuellement. Mais beaucoup de personnes abandonnent au bout de quelques semaines, faute de cadre. C’est précisément ce qu’apporte un accompagnement structuré.

Le Coaching Focus intègre, pour celles et ceux qui le souhaitent, un travail régulier d’écriture orientée projet et de lecture ciblée. Pas en ajoutant une corvée de plus à votre semaine, mais en créant un cadre où ces pratiques deviennent l’ossature de votre développement personnel. La discipline d’écriture entre deux séances, la lecture de quelques pages choisies en lien avec vos questions du moment, et l’élaboration en séance de ce qui en émerge, transforment en quelques mois la qualité de votre réflexion.

Pour celles et ceux qui veulent simplement commencer, je propose également un outil gratuit, le Journal des Possibles, qui guide en trois minutes par jour une pratique d’écriture quotidienne structurée. Vous pouvez le télécharger depuis la page d’accueil du site.

Deux disciplines, une trajectoire

L’évolution professionnelle durable ne repose pas sur des éclairs de génie. Elle repose sur des disciplines tranquilles, répétées, qui accumulent leurs effets au fil des mois et des années. Lire et écrire en font partie depuis toujours. Aujourd’hui plus encore qu’hier, parce que tout dans notre environnement numérique nous en éloigne, et que celles et ceux qui maintiennent ces pratiques prennent un avantage qui ne se rattrape pas.

Cet avantage n’est ni une question de talent, ni une question d’origine sociale. C’est une question de choix quotidien, modeste en apparence, considérable dans la durée. Le bon moment pour s’y mettre, c’est aujourd’hui.

Références scientifiques citées

  • Frattaroli, J. (2006). Experimental disclosure and its moderators: A meta-analysis. Psychological Bulletin, 132(6), 823-865.
  • Pennebaker, J. W., & Beall, S. K. (1986). Confronting a traumatic event: Toward an understanding of inhibition and disease. Journal of Abnormal Psychology, 95(3), 274-281.
  • Pennebaker, J. W. (1997). Writing about emotional experiences as a therapeutic process. Psychological Science, 8(3), 162-166.
  • Pennebaker, J. W., & Smyth, J. M. (2016). Opening Up by Writing It Down: How Expressive Writing Improves Health and Eases Emotional Pain (3rd ed.). New York: Guilford Press.
  • Smyth, J. M. (1998). Written emotional expression: Effect sizes, outcome types, and moderating variables. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 66(1), 174-184.
  • Travagin, G., Margola, D., & Revenson, T. A. (2015). How effective are expressive writing interventions for adolescents? A meta-analytic review. Clinical Psychology Review, 36, 42-55.
  • Wolf, M. (2018). Reader, Come Home: The Reading Brain in a Digital World. New York: HarperCollins.